Le Billet de Mr Rose


Je suis pour la "Houille blanche"!

Durant plusieurs années, dans le cadre de l'apprentissage des "Sciences Appliquées", j'ai appris à mes jeunes élèves les bienfaits de la houille blanche qui a permis l'éclairage de nos demeures en remplacement du faible lampion posé dans l'âtre de la grande cheminée.
La houille blanche est le principe de l'utilisation , de l'exploitation, de l'énergie hydraulique provenant des chutes d'eau, d'où le terme hydroélectricité.
Au milieu du 20ème siècle va être utilisée aussi la puissance des marées et des fleuves importants avec l'aménagement de barrages.
J'ai eu le plaisir de voir l'usine électrique marée-motrice de la Rance en côte d'Armor, le plan d'eau de Neuvic, le barrage de Donzère-Mondragon et la retenue de 67 millions de m3 de Cap-de Long-Pragnères.
En connaisseur de nos ouvrages valléens je n'hésite pas à parler régulièrement de la série d'usines hydroélectriques, en cascade, depuis la chute d'Estaëns jusqu'à celle de Légugnon.
Depuis quelques mois , profitant des bienfaits de la petite ville à taille humaine d'Oloron-Sainte-Marie, je me promène entre le barrage de Sainte-Marie actionnant l'usine E.D.F.au bord de la rue Adoue et le barrage de l'usine privée de BEDAT vue depuis le pont Sainte-Claire sur le gave d'Aspe.
J'observe avec patience et grande attention les deux passes à poissons, tout en espérant y voir sauter un saumon remontant de Navarrenx. Il est permis de rêver un peu, nest-ce-pas?
J'ai eu quand même une agréable surprise. Me promenant à la passerelle dénommée Carmen BAZAN et reliant la sous-préfecture à la rue Louis Barthou j'ai assisté à la prise, à la cuillère,de deux belles truites en moins d'un quart d'heure.Ce passage pour piétons qui me permet de voir chaque jour quelques beaux canards se trouve entre les deux usines.
Voilà quelques années, le rejet par l'ETAT du projet de l'USINE d'hydroélecricité du Larry à URDOS ainsi que celle sur le gave de Lescun m'avait rendu furieux en tant qu'élu ayant sans cesse amélioré les conditions de vie, de travail et même de santé, de tous mes compatriotes borçois résidant sur le territoire communal, puis grâce au SIVOM et à la CCVA habitant en vallée; cela grâce à la présence de trois barrages artificiels et de retenues alimentant sept usines EDF d'hydroélectricité par chute en conduite-forçée.
Je viens d'apprendre par la presse que le projet de restauration de l'usine hydroélectrique du Pesqué sur le gave de Pau à Orthez a été rétoqué par les services de l'Etat.
A ce stade je ne comprends plus. Je croyais aux énergies propres dites énergies renouvelables: l'eau, l'éolien, le voltaïque,l'énergie thermique de l'eau et du sous-sol...
Je suis donc pour les centrales hydroélectriques réalisées selon des normes très acceptables d'autant plus qu'à ce jour les débits réservés obligatoires ont été multipliés de façon imprtante.
Je terminerai en rendant hommage à Hyppolite, à Jacques, à André, qui partaient du village bien chargés de boîtes Vuibert contenant les alevins destinés au repeuplement en truitelles du Bariancou, du Belonce et du lac d'Arlet; plus de trois heures de marche! C'était bien plus difficile et respectueux que de lever la main "contre" toute énergie provenant de la "Houille Blanche". Nous vivons à ce jour toutes formes d'intolérance et d'égoïsme! Bonne semaine à toutes et tous! René ROSE.

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Adieu MARCEL!

Je viens d'apprendre, avec une grande tristesse, le décès de MARCEL, le dernier boulanger d'Urdos qui vivait depuis plusieurs années à Oloron-ste-Marie.Je le rencontrais fréquemment au café-leclerc où nous évoquions le passé en haute vallée lorsqu'il desservait quotidiennement toutes les familles des trois villages et surtout lorsqu'il nous apportait à l'occasion des fêtes les excellentes pâtisseries concoctées au fournil d'URDOS. Combien nous avons apprécié ses tartes aux pommes fondantes et succulentes.En nous confiant ses deux jeunes Enfants Marcel avait joué le jeu pour sauver le regroupement pédagogique des trois villages.Tout cela ne s'oublie pas. Comme il est bon de le rappeler, comme cela fait chaud au coeur d'évoquer d'heureux et de joyeux évènements du passé.René ROSE.

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Oui pour la FRATERNITE! où commence-t-elle?

Dans mon quotidien je viens de prendre connaissance de la signature, sous forme d'appel, de cent personnalités publiques ainsi que de simples citoyens pour une FRATERNITE afin de retisser des liens dans une société de plus en plus fracturée.
En lisant les neuf pages consacrées aux appels assortis de commentaires j'ai apprécié celui d' Elie CHOURAKI, réalisateur; celui de Didier DESCHAMPS, sélectionneur de l'équipe de France de Foot; et celui de Christine KELLY créatrice de l'association K d'urgences venant en aide aux familles mono-parentales avec de tràs faibles ressources.
Après réflexion et un peu de recul en relisant cet appel je pose la question: la fraternité ne se prépare-t-elle pas par les premiers apprentissages consacrés au RESPECT d'AUTRUI qui me paraît la valeur essentielle du vivre ensemble, de la tolérance et de tout humanisme?
Alors que nous vivons tous en communauté avec des règles indispensables, des Lois, des Codes nous souffrons sans cesse des manquements intolérables,
venant d'une absence de sagesse, d'éducation et encore plus grave d'une inconscience vis à vis du Respect d'AUTRUI. Chacun de nous pourrait citer maints et maints exemples vécus presque quotidiennement.
Certes, comme on dit, l'exemple vient d'en haut. Mais cet appel national ne devrait-il pas être entendu et étendu sur tout le territoire au niveau du quartier, de la commune , de la vallée, du bassin de vie ou autre entité adaptée au projet?
La citoyenneté doit nous réunir; le respect d'autrui ne doit jamais nous quitter.
Bonsoir, bonne semaine dans la SOLIDARITE.Mercredi 9 Novembre 2016.René ROSE.

Info-dernière; La stèle du Lieutenanant Lecfevre a été fleurie dernierement par le SOUVENIR FRANCAIS. Un grand merci!

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Hommage au Lieutenant LEFEVRE mort au Pont de CEBERS.

Mercredi dernier 24 Août 2016 je décide de faire une petite marche tant de remise en forme que d'essai sur mes possibilités après une si longue période d'ennuis physiques. Me voilà parti vers le pont de Cebers où je m'arrête devant les deux plaques rappelant, qu'à cet endroit, lors de la libération du Fort du Portalet, le 24 Août 1944, le jeune Lieutenant LEFEVRE, alias LEVEQUE, est mort sous les balles ennemies lors d'un court combat. Soixante douze ans après, jour pour jour hormis les deux stèles, aucune trace de rappel, aucun signe d'hommage, m'interpellent vivement. Je ressens au fond de moi-même un profond regret et surtout une injustice au titre de la mémoire, de la reconnaissance, envers le sacrifice de ce Combattant.
Durant de très nombreuses années, le dimanche le plus près du 24 Août, le Commandant LARROUY, du Corps Franc Pommiès de PAU organisait en présence de la Famille LEFEVRE; avec les anciens Combattants, avec les Elus et la population, une cérémonie avec dépôt d'une petite gerbe et rappel des actions des nombreux volontaires ayant participé à la libération du Fort et de la vallée d'Aspe.Puis une Marseillaise retentissait au Pont de Cebers dans ce beau cadre de verdure, très souvent inondé de lumière. Handicapé par son âge, le Commandant LARROUY renoncera, non sans nous avoir avertis, à organiser cet instant si important du souvenir en hommage au Lieutenant LEFEVRE.
Aucun d'entre-nous a pris le relais ne serait-ce que pour un simple hommage accompagnant une reconnaissance dans le cadre d'un devoir de mémoire.Si je l'écris aujourd'hui c'est vrai que cela m'a attristé. Par ce billet qui est aussi l'occasion de nos retrouvailles j'espère avoir offert au lieutenant LEFEVRE l'hommage amplement mérité! Bonsoir et très bonne semaine! René ROSE.

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Une grande et bonne nouvelle pour le jour de l'an !

Nous venons d'apprendre par Emmanuel COPPIN nouveau président de l'Association PARC' OURS que l'Espace Animalier de BORCE vient de dépasser pour 2015 les 20000 visiteurs.
Quel bonheur, quelle satisfaction, après ces onze années d'existence du Parc Animalier, de parvenir à ce chiffre tant souhaité ,tant attendu par les créateurs de cet équipement touristique Borçois mais aussi et surtout Valléen.
Associé au sauvetage et à la restauration du Fort du Portalet, tant apprécié des centaines de visiteurs, nous sommes parvenus à qualifier deux sites exceptionnels en haute vallée d'Aspe,un site architectural remarquable et un site nature présentant la faune pyrénéenne.
Un grand bravo et un grand merci à Chloé BRINON directrice animatrice capacitaire de l"Espace Animalier.Avec toute votre jeune équipe,très passionnée, vous avez réaménagé ce site en l'assurant d'un accueil indéniable souligné par toutes les familles visitant l'Espace Animalier.
Quelle image conviviale, quelle animation pédagogique vous avez données à cet ouvrage avec constance et ténacité.
Léon, Amélie, Clémence; trois enfants en bas âge, égayent le jeune et sympathique foyer familial de Baptiste et Chloé au lotissement "La Hourcate".
Soucieuse de leur apporter tous les meilleurs soins, tout le suivi, toute l'affection familiale, Chloé a décidé de mettre fin à son activité et à sa responsabilité à l'Espace Animalier au soir du 31 janvier 2016.
Tout en le regettant vivement, tous les membres du conseil d'Administration comprennent cette sage mais si difficile décision .
Pour ma part, sachez Chloé, que c'est avec un énorme regret et avec un gros pincement au coeur que je vivrai le dimanche 31 janvier.
Vous avez apporté à BORCE: courage, passion et professionnalisme. Merci Chloé !
Bonne année et bonne santé à toute la famille TOUTAIN-BRINON !
Bonne année à PARC'OURS, à toutes les lectrices, à tous les lecteurs de HAHD.
René ROSE en ce 3 Janvier 2016.

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Le JOUG de BELLEVUE !

Voilà déja plus de quatre années (juillet 2011)que,lors de mon billet:"Adieu Jean",je vous avais conté nos semailles à la ferme "Bellevue" grâce à la force de la brave piguette Martine et de Blanquette nos deux meilleures vaches laitières, nos si dociles bêtes de trait. La constance de leur effort quotidien, au brabant,à la herse, au semoir ou pour le charroi des récoltes,permettait à mes parents d'honorer le paiement du fermage annuel et d'engranger lesprovisions indispensables pour la maisonnée et bien gérées par maman.
De temps en temps, l'âge avançant, je revois les scènes marquantes de mon enfance que j'agrémente en regardant les si petites photos de cette époque très parlantes et très émouvantes.

C'est l'été! c'est la guerre! Jean est parti au travail obligatoire en Allemagne, Robert est apprenti-menuisier à Sault- de- Navailles,Papa part tôt le matin rejoindre l'atelier de la maison Vigneau à Orthez; quant à ma grande soeur Lucienne,bien malade du coeur, elle est inapte aux pénibles travaux des champs. Aussi, toute la semaine je reste seul avec maman pour réaliser les seuls travaux à notre portée. Malgré nos efforts conjugués des tâches très conséquentes sont à la traîne: couper et rentrer la litière des vaches sans laquelle point de fumier,rentrer le bois de chauffage ainsi que les récoltes successives. (Blé, maïs, raves, betteraves, pommes de terre,sans oublier le foin et le bon regain fauchés par le voisin).
Malheureusement le tombereau et la grande charrette sont immobilisés au fond de la grange. Tout près, bien remisé avec grand soin par Robert, le JOUG et ses lanières en cuir m'interpelle de plus en plus chaque jour.

Je suis sûr de ma mémoire; deux tours autour de la corne extérieure, un passage sur le front, deux tours autour de la corne intérieure puis, de nouveau à l'envers, les mêmes gestes terminés par un serrage entre corne et bois du joug.
Maman a entrepris la très longue cuisson
dans l'âtre d'un pot- au-feu accompagné des légumes maison et des succulentes pommes de terre"bindje" récoltées au champ de derrière.
Vite, sans bruit, je prépare et dépose le joug par-terre, à son emplacement habituel, comme lors d'une décision d'attelage des deux vaches. Puis je déploie les lanières tout comme le faisait mon frère Jean. Viens martine, ta place est à droite, je te détache de ton râtelier, "Say, Say, avance vers le joug si lourd! "Comme tu es docile sans le moindre coup de tête récalcitrant". En un tour de main martine est fixée au joug par ses deux cornes en lyre le maintenant en l'air malgré un lourd déport certainement douloureux. Viens vite blanquette soulager martine et à ton tour fixer tes cornes à la voûte de gauche pour former à toutes deux un bel attelage. Je l'espère harmonieux et efficace pour réaliser mes projets secrets et relatifs aux travaux envisagés dans ma tête d'enfant.
J'ai réussi, aussi je peux informer maman qui, de toute façon,devra m'aider à atteler la charrette. A la vue de la scène au milieu de la grange sa surprise est tellement grande qu'elle n'entraîne que de légères remontrances pour la forme et surtout en concert avec une certaine satisfaction ainsi qu'une douce protection maternelle. Nos deux efforts permettent de cheviller le timon dans l'anneau métallique du joug. La charette peut désormais démarrer tirée par nos deux comparses aux pas rythmés par le grincement des essieux. Durant ces mois d'été et de vacances je pourrai accomplir les travaux compatibles avec mon frêle corps de pré-adolescent.

Là,chères lectrices et chers lecteurs, ce n'est pas la fin en soi d'une belle histoire, d'un beau souvenir personnel car mon véritable but est de clamer et de souligner la relation étonnante et si précieuse entre l'animal et l'enfant.

Quelle docilité, quelle parfaite harmonie dans l'effort, m'ont offerts blanquette et martine
de la ferme "Bellevue"!
Douées d'une grande mémoire et d'une indéniable sensibilité prouvées par les obsrvations et les recherches j'éprouve un grand plaisir, peut-être trés secret et personnel, en supposant un retour des caresses d'enfant, des gestes apaisants que je leur prodiguais hiver comme été tout en me refusant de les blesser avec la pointe acérée de mon "aiguillade" en bois de néflier.

Dans ce monde d'égoîsme, de mépris, de haine, de guerre entre les peuples et les hommes comme il m' est bon d'évoquer ces réels et précieux souvenirs de mon enfance à BELLEVUE.
René ROSE.(En ce bel automne 2015 de rêve et de lumière).

Say, say: viens, viens.
Aiguillade; long bâton muni d'une pointe- aiguillon pour piquer les bêtes d'attelage,vaches ou boeufs.

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Un "Adieu" à Clémence SALLES...

Il est impossible de garder le silence après les émouvantes obsèques à Borce de Clémence SALLES-SANTOS gardienne si affable du refuge familial, cette grande demeure jouxtant la place et sa fontaine du "Badet".
Ils étaient tous là: ses trois frères, Léon,
Fernand, René, sa soeur Marie, sa fille Evelyne, son fils Jean-Vincent,ses chers petits-enfants et tous les conjoints entourés de leurs enfants.
Au cours de la cérémonie lequel d'entre-nous n'a pas eu une pensée dans le souvenir pour Emile le grand frère aîné, Henri, Margot, Irène et Angel, tous nés Santos de la maison "COUTCHAROUN".
La porte de cette "ruche familiale" était toujours ouverte pour un accueil chaleureux empreint de sentiments d'amitié et de fraternité.
Clémence avait toujours gardé cette tradition d'union, de solidarité, main tendue, coeur ouvert vers autrui.
Il m'est agréable de rappeler que Clémence et son époux Joseph SALLES ont apporté sans cesse aux jeunes enfants de "Clair-Matin" une affection très protectrice, l'exemple de travailleurs consciencieux et l'image si importante de la sérénité familiale.
Aussi, la présence à la cérémonie, des personnels, des éducateurs, de Maurice au nom des anciens du Foyer n'est pas un hasard.
Combien,avec mon épouse, avons-nous apprécié ces gestes de reconnaissance et d'amitié vis àvis de Clémence et de "Papa SALLES" commme ils l'appelaient.
Nous savons tous que, Jean-Vincent (conseiller municipal à Borce) et qu'Evelyne, nous donneront, lors de leur présence au village,le plaisir de pousser la porte de la maison SALLES-SANTOS.
René ROSE le 7 Mai 2015.

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Un livre envoûtant:De la blanche sur le Somport.

Il y a un mois le journal: La République des Pyrénées consacrait sa pleine dernière page à Claude CASTERAN journaliste à l'Agence France Presse, amoureux des montagnes du monde, amoureux des Pyrénées et surtout de la vallée d'Aspe ,principalement son village de Borce.
C'est ici à Borce, au Multiple Rural, au gîte communal que s'achève son roman de type Polar: "De la Blanche sur le Somport".
Je viens d'achever la lecture des 228 pages imprimées par les éditions " CAIRN de Jurançon.
C'est avec une certaine émotion, une interprétation personnelle, presque inexplicable,un sentiment difficile à décrire que j'ai vécu de façon intense le parcours du personnage central "MANU" qui va terminer son détonnant périple auprès de Léonie du Communal au typique village de Borce en haute vallée d'Aspe.
L'histoire d'un autre "Manu" vécue, il y a quelques années en vallée ( mon ami Louis se mémorisera une fois de plus sa souffrance d'alors) et l'histoire depuis plus de cinquante ans de la triste et imparable blessure menant à la disparition des familles autochtones de nos hameaux si accueillants dans une vraie solidarité m'ont laissé à penser et me laissent encore à penser à la fin de cette lecture captivante:" puis-je croire aux forces de l'Esprit?"
Bonne lecture à vous toutes et tous.René ROSE.

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Deuxième lettre à mon père...

19 décembre 1914, 19 décembre 2014.Aujourd'hui, voilà 100 ans jour pour jour que tu quittais l'appartement de Pantin pour rejoindre VERDUN par la voie sacrée conduisant au front, au combat, aux futures angoisses, aux futures souffrances, en un mot "la guerre, la sale guerre des tranchées, de la mitraille, du corps à corps et pour des millions de soldats la mort".
Le bouquet de roses déposées ce matin sur ta tombe était le geste, le symbole de ma reconnaissance, de mes sentiments de fierté familiale et surtout de l'amour de ton fils pour toi Papa.
Dans ma lettre du 11 novembre je t'avais promis de reprendre les propos tenus au "Bois Leprêtre" par deux Poilus parisiens dans une tranchée de première ligne le 15 mai 1915.

" De repos dans une vaste prairie où nous sommeillons drapés dans nos capotes bleu-ciel, dans mon coeur commence à luire cet espoir et ces beaux rêves si souvent déçus d'une relève de nuit.
Le bruit d'un moteur vint me sortir de cette rêverie, j'avais devant moi un long filet d'autobus, je revoyais là Clichy-Odéon, je reconnais Madeleine-Bastille et plus particulièrement Plaisance, Hôtel de ville que nous attendions avec la blonde K... aux jours si agréables de jadis.
Un ordre bref dans le vent et nous grimpons moi, mon camarade, non sans une certaine émotion,mais moins allègrement qu'à Paris, cahotés, secoués sur ces routes défoncées; nous arrivons au petit jour dans une zone où le bruit du canon maintenant tout près ne nous laissait plus d'illusion ".
Le 25 décembre 1915 tu écris sous le texte: En souvenir de mon camarade Gabriel MIGNOT tué le 30 mai aux Quarts en Réserves.
J'imagine, cher Papa, tout ton émoi et toute ta tristesse lorsque tu as écris ces deux dernières lignes! Aussi, respectant ta pensée fraternelle pour Gabriel et pour ce mot " camarade" que tu employais si souvent j'arrête volontairement, là, ma lettre, crois moi, empreinte de paix et d'amour!
Ton fils René ce 19 décembre 2014.

P.S.Poèmes et propos écrits au front par mon père sont extraits du livre qu'il nous a laissé avec aussi des chants qu'il fredonnait souvent.

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Centième anniversaire de la guerre 14-18. Lettre à mon père

Mon cher Papa;
En ce jour du 11 Novembre 2014, après notre recueillement communal devant le Monument aux Morts érigé en l'honneur des vingt et un héros de Borce tombés sur les champs de bataille, je t'adresse ces quelques lignes, à toi, mon cher papa décédé trop jeune suite à tes blessures physiques mais aussi morales lors de ta participation à la campagne de guerre du 19 décembre 1914 (jour de ton enrolement)au 18 novembre 1918.
Grâce à l'opiniâtreté dans ses recherches, de la part de ta petite fille Bernadette ROSE accompagnée de ses deux soeurs Lucienne et Anne-Marie, nous pouvons évoquer à chacune de nos rencontres familiales tes " états de service " comme on dit couramment, mais surtout toutes ces souffrances que tu as endurées durant ces quatre années de guerre atroce, dévastatrice, avec plus d'un million de morts, des milliers d'infirmes, d'invalides,et tous ceux marqués mentalement par les images, les réalités des combats, des tranchées,du corps à corps, des obus ,de la mitraille et du gazage.
Sache! cher Papa qu'en ce qui concerne cette soif de savoir si importante aujourd'hui les Historiens expliquent cela par un grand besoin de lien familial, de lien social.
Nous avons lu que tu as oeuvré lors des combats dans l'artillreie lourde puis dans l'artillerie portée. Cela peut expliquer, en tant que cible prioritaire, la double atteinte de ton audition par l'éclatement d'une torpille à la "Fontaine aux charmes" ainsi que ton intoxication par gazage dans les Ardennes.
Aujourd'hui, je suis fier et heureux d'évoquer dans cette lettre ces épreuves effacées de ma mémoire car trop jeune lorsque tu nous a quittés.
Je viens de relire la poésie écrite de ta main et dédiée à ta maman adoptive le 14 juin 1915 "Au Bois Leprête". Cette longue poésie pleine d'amour et de tendresse s'achève avec tristesse mêlée à l'espoir.
" Hélas ces plaisirs de naguère
La joie au foyer, le bonheur,
sont brisés par cette guerre
qui sème partout la mort et le malheur.
C'est pour le bien de l'humanité
que nous luttons tous
pour la civilisation et la liberté
car la victoire plane sur nous."
Je garde ton "propos" comme tu l'a écrit le 15 mai 1915 dans une tranchée, adressé à deux camarades, deux poilus parisiens,pour ma prochaine lettre...
Peut-on oublier cette guerre 14-18, un tel engagement pour sa Patrie, une telle solidarité,un tel sacrifice de tous ces Poilus défendant dans la boue, sous la mitraille incessante, mètre par mètre; le sol français, le sol de la république, de la liberté, cette France aspirant à la paix,à la fraternité et à l'humanisme. Du nord au sud; de l'est à l'ouest; des Ardennes à nos chères Pyrénées, cher Papa, pour toi et pour tes frères d'arme je m'associe avec ferveur et grande émotion aux remerciements et aux honneurs que nous vous devons.
Merci! un très grand merci! à toi Papa ainsi qu'à tes millions de Frères.


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La journée nationale des Sapeurs- Pompiers en Aspe !
La journée nationale des Sapeurs- Pompiers en Aspe !

Quelle belle journée exceptionnelle marquée par trois épisodes:
- 1er épisode dès 9 heures 30 au centre de secours de LESCUN et à 10 heures 40 au centre de secours d'URDOS flambant neuf (Architecte, Maître d'oeuvre: madame Isabelle NOUGUE-DEBAT de BEDOUS). Une présentation détaillée aux Autorités est faite par les Chefs de Centre: Jean-pierre LOPEZ pour LESCUN; Jacques MARQUEZE et Francis CLAVERIE pour URDOS. Nous avons assisté à une revue par Le PREFET accompagné des Autorités officielles des Sapeurs-Pompiers volontaires de chaque centre de plus en plus, nombreux et investis pour servir les populations de la haute vallée. Merci chers Sapeurs pour votre engagement et votre sens du devoir civique.
- 2ème épisode au Fort du PORTALET pour une prise d'Armes sur la première terrasse qui n"avait pas connu un tel évènement, une telle émouvante cérémonie depuis 1870. Nous assistons à un quadrillage parfait par tous les corps d'Armes départementaux sous un soleil éclatant dans ce cirque remarquable de falaises, des parois de la Cristalère et des vertes frondaisons du Rouglan. Les promeneurs sur le chemin de la mâture n'en reviennent pas de voir revivre militairement ce fort du Portalet et d'entendre les prises de paroles successives nous appelant en cette journée nationale des Sapeurs-Pompiers à un recueillement en l'honneur de tous les Pompiers décédés en 2013 au cours d'opérations de secours
sur le sol français. Un instant très solennel de remise de médailles, de remise de galons à de nombreux et valeureux récipendiaires est accompagnée par les sonneries de circonstance et par une marseillaise personnellement très émouvante dans ce Fort rénové. Un grand merci de la Communauté de communes de la Vallée d'Aspe à monsieur le Commandant-Colonnel départemental et à monsieur le Président du SDIS 64, Maire et Conseiller Général de MONEIN pour ce choix et pour toute cette organisation.
- Un 3ème épisode festif va achever cette journée mémorable pour la Vallée d'Aspe. Dès 19 heures; apéro suivi d'hors d'oeuvre et de grillades attendent plus de 80 convives grâce à toute l'équipe des Pompiers du Centre d'Urdos fiers et heureux de réunir les habitants volontaires des trois villages de la haute vallée (Un évènement qui mérite d'être signalé). Cette journée m'a ravi et m'a rempli de bonheur. Merci à toutes et tous. René ROSE à BORCE.

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Bravo Orange et merci !
Bravo Orange et merci !

Depuis hier après-midi l'opération de remise en bon état du lieudit "Pont de LESCUN" au bord de la nationale 134 est achevée.
Dans un premier temps un enlèvement des containeurs à ordures ménagères a permis de mettre fin au dépôt permanent d'objets
encombrants qui enlaidissaient le site.Une information des usagers a permis d'arrêter les mauvaises habitudes.
Puis nous avons interpelé les services d'Orange pour obtenir un nettoyage du bâtiment technique totalement tagué de façon chocante dans ce paysage de montagne. Nos échanges avec une très aimable interlocutrice des services d'Orange nous ont permis d'apprendre que la solution est de créer un décor qui sera respecté de tous alors qu'un simple revêtement en peinture appelle immédiatement de nouveaux tags.
C'est ainsi que j'ai proposé un décor adapté à notre belle vallée des Pyrénées comprenant des rapaces, la forêt et l'eau.
Un accord nous est gentiment donné. Aprés plusieurs jours d'attente notre surprise est grande mardi matin en voyant un jeune peintre commencer l'ouvrage.
Nous échangeons et apprenons que tout sera terminé ce mercredi 7 mai.
En effet, le résultat est là et hier après-midi nous pouvions admirer l'oeuvre qui personnellement m'a ravi.
Qu'en pensez-vous? Faîtes-nous part de votre réaction. Pensez-vous à d'autres lieux qui mériteraient une intervention de ce genre?
Merci! Joli et bon mois de Mai!
René ROSE, ex-président de la C.C.V.A.

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Le retour des grues annonce le printemps.

Quelle ne fut pas ma surprise hier vendredi 21 février d'entendre les cris d'un magnifique vol de grues au- dessus du village de Bedous.
Formant un immense " V " elles semblaient chercher la sortie de la vallée se dirigeant vers le mont du " Layens" dans une formation tant ordonnée que j'en suis resté admiratif.J'ai immédiatement pensé à l'intelligence des animaux et notamment à cette adaptation pour la recherche de leur route vers les pays du nord. Et oui du nord ! A cette époque, même si cela peut paraître très tôt en cette fin d'hiver les voilà qui remontent vers le nord-est pour leur nidification et leur reproduction annuelles. J'ai aussi pensé à nos amis d'Alsace qui dans quelques jours, après ces longs mois d'hiver, seront rassurés sur le retour du printemps.
Les cigognes sont de retour; le printemps est là, le printemps est là! René ROSE.

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Jeux Olympiques et Vallée d'ASPE...

Je suis heureux de vous apprendre le fait que la médaille d'Or de Martin FOURCADE rejaillit sur la vallée d'Aspe puisqu'il est le compagnon de la petite fille d'Antoinette LACLEDE d' Osse en Aspe toujours aussi dynamique et présente dans toutes les animations valléennes notamment à celle du Téléthon.
Je sais que ce soir le champagne a jailli à Osse en Aspe entre Amis et voisins.
J'espère aussi, que grâce à Antoinette, Martin FOuRCADE viendra fouler les pistes du Somport tout auréolé de son titre de champion Olympique. Un bon coup de pouce pour une future piste de biathlon internationale au SOMPORT. René ROSE.

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Promenade nocturne dans BORCE!
Promenade nocturne dans BORCE!

Pour ces festivités de Noêl et de fin d'année Borce reste toujours dans sa tradition de décors, de lumières, d'animations dans ses vielles pierres, grâce à l'imagination, la volonté,la gentillesse de ses habitants pour leurs demeures personnelles et grâce à la participation de Borçoises dévouées et entreprenantes. Un coup de main de Gérard et de Baptiste; voilà, dès la tombée de la nuit, la découverte du village illuminé, animé à l'abri-bus par l'école du cirque et au lavoir la fête de Noël attendue par les oursons du Baralet.De la part de Jacqueline, d'Incarna, d'Eliane et d'Yvette qui vous souhaitent de joyeuses fêtes.

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Des infos, des nouvelles,des précisions...

La saison pastorale s'est achevée sans incident et plus tardivement que d'habitude.Seuls quelques équins sont restés en toute liberté dans les hauts pâturages avant d'en être chassés par la première neige de novembre vers les fonds de vallée.
Depuis un mois plusieurs vols de grues ont marqué avec leurs cris leur passage rythmé par un sûr et lent coup d'aile vers des pays plus cléments.
Par contre
les palombes, les belles bleues qui me rappellent tant de souvenirs au bord du "LUY du Béarn" ne viennent plus glaner les fâines d'Udapet ou des coundres.
Au plan des grands travaux communaux la mise aux normes de la cabane pastorale de "LAPACHOUAU"est achevée.Une réception des travaux a eu lieu le 11 octobre par une belle jounée d'automne.Avec cette neuvième mise aux normes fromagères c'est le record des trois vallées; ce qui démontre l'importance de l'activité pastorale sur les estives de la commune de Borce.
Les travaux de captage de la source LAFONTA-LABOURDEGNE au hameau d'AUBISE sont terminés et réussis à la vue du débit faisant la fierté de l'entreprise ARRHEX-EMANEZ de LAGUINGE.
.Au printepms, dès la possible reprise, ils permettront la desserte vers les cinq maisons du quartier LACAZETTE.
La remise en bon état de nombreux points de la voirie communale endommagée par le dernier hiver est en cours. Malheureusement ils ne seront pas terminés avant l'hiver pour cause d'un très grand retard pris par l'entreprise d'où de mauvaises conditions de réparation.(Beau temps estival particulièrement très tardif).
Pour des raisons d'autorisation de traversée de la RN134 donc de travaux non exécutés à ce jour la mise en service de la station d'épuration intercommunale(Borce-Etsaut) accuse un important retard. Espérons qu'une meilleure position des services de l'Etat permettra rapidement l'achèvement de cet outil pour une conformité tant attendue par les deux communes.
Quelques évènements ont aussi marqué ce bel automne; le repas de la fête du 6 octobre qui a connu un grand succès et a été très apprécié; la course à la montagne du 12 octobre sur les pentes ensoleillées du Biella avec la victoire de Nicolas APIOU l'Enfant du pays; le 4 novembre l'arrivée du remplaçant de Michel CAILLABET, agent technique de l'O.N.F.parti sur le secteur de Bedous.Nous souhaitons une bonne installation à Borce à monsieur LEMARE présenté aux Borçois lors du pot du 11 Novembre célébré très solennellement par une forte participation du village et des hameaux.
Auparavant, le vendredi 8 novembre, en tant que président de la C.C.V.A. j'avais organisé en présence de monsieur le Sous-Préfet , la pose de la 1ère pierre de la Maison de Santé construite à Bedous, près de la Poste, pour que soient offerts dans l'avenir les meilleurs soins de santé à toutes et à tous les valléens.
Bonne semaine et bonne fin d'année 2013! René ROSE.

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La leçon du Marché public!

Lors d'achats ou de projets importants toute collectivité territoriale est obligée de lancer une consultation auprès des fournisseurs ou des entreprises sous forme d'appel d'offres, le plus souvent, en procédure adaptée.
Cela a été le cas par exemple pour les travaux de restauration de la rue principale et des espaces publics de notre village.Chaque concurrent, lors de la remise de son offre est obligé de fournir plusieurs attestations dont une principale très importante:l'attestation écrite de son assurance. Pour la collectivité , bénéficiant de la garantie décennale, ce document est primordial, car c'est l'obligation pour le signataire du marché public de payer toutes les malfaçons, tous les défauts constatés à l'usage et autres déformations rendant les travaux inacceptables.
Cela a été le cas du " revêtement végécol" qui s'est avéré un mauvais produit se détériorant de plus en plus.La SACER en a immédiatement convenu et, se retournant vers son assurance, s'est engagée à remplacer le revêtement défectueux par de l'enrobé.
Nous n'avons pas eu à en délibérer car cela s'est fait tout naturellement, même sans expertise, ce qui montre le sérieux de l'entreprise et de son conducteur de travaux: LAURENT.
Vous voilà informés. C'est mon devoir et de plus, cette explication nous permettra d'utiliser l'expression:" Simple Ignorant" plutôt que celle de "Fiéffé Ignare".C'est plus gentil et surtout moins blessant.René ROSE.

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Cabane d'Hortassy...

Non! malgré la rumeur, la cabane pastorale d'Hortassy n'a pas trop souffert de cet hiver très enneigé. Evidemment le toit a été partiellement endommagé avec plus de 8O ardoises à remplacer au niveau des angles et le long des faîtages. Nous profiterons de l'héliportage du 19 pour monter échelles et ardoises. Puis, vers la fin du mois nous irons une journée pour aider monsieur BERGASSAT d'Aydius, couvreur, à tout réparer.
Ainsi,Lucie retrouvera son logis d'hortassy et sa fromagerie pour une bonne saison sur cette estive, certes difficile d'accès et de parcours mais présentant des aspects très positifs pour le fromage de haute montagne et pour la fertilité des brebis. Je tiens cela du vieux Berger qui s'appelait Michel LAZAILLES et qui m'a appris bien des choses sur l'ours de Belonce "lou Moussu" comme il l'appelait mais aussi sur les qualités de ces herbes du plateau de la "cure" ou du "cot caout".
Au fait, si vous ne comnnaissez pas ce lieu si sauvage mais si envoûtant, n'hésitez pas à vous inscrire à la mairie (05 59 34 88 99) nous vous invitons à venir passer les ardoise à Baptiste et à Gérard .Du travail certes mais un panorama splendide, des odeurs printanières exceptionnelles, et par-dessus tout, un bon casse-croûte sur la pierre qui sert de table naturelle depuis des siècles au lieudit "HORTASSY. René ROSE.

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De " Maspêtre au Val de Belonce".
De

Rappelez-vous, il y a trois ans,le 9 Mai 2009 mon billet se nommait: La montée de la feuille. Je vous parlais alors du grand tétras ou coq de bruyère et décrivais avec passion son amour du mois de mai et sa danse nuptiale dans la Forêt de Maspêtre.Je n'ai pas oublié mon extase, mon émotion, lors d'une sortie nocturne à la crête de Belonce pour écouter son chant adressé à sa femelle favorite.
Il y a quelques jours, mardi matin 14 mai, Gérard et Baptiste, nos deux agents communaux d'entretien profitant d'une des rares journées, presque printanière, décident de nettoyer la route de Belonce ainsi que le chemin pénétrant dans la belle forêt du Termen.
Une grande surprise les attend.Voilà-t-il pas, qu'arrivés au terminus , descendant des deux véhicules, ils sont agressés par un splendide coq de bruyère qui se lance sur eux tout en les menaçant de son bec, crête hérissée et plumes rectrices formant un bel éventail aux vives couleurs que nous offre ce roi de nos belles hêtraies.Mais cela ne suffit pas, notre grand amoureux veut monter dans la voiture où se sont réfugiés nos deux amis, empêchant la fermeture de la porte et piquant le bâton qui le repousse.
Baptiste, avec son "IPHONE", prend le temps de filmer la scène qu'il vous montrera avec un grand plaisir lors d'une rencontre.Joli mois de mai, mois des amours sous les majestueux sapins,notre coq déboussolé en cette courte période retrouvera sa quiétude dans quelques jours alors que dame poule s'apprètera pour la ponte et l'arrivée de la couvée dans le myrtillais de l'Agréou.
Merci! coq du val de Belonce de nous avoir offert ces belles images et un moment de rire réconfortant à la lecture de la presse.René ROSE.

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La nature est en effervescence!

Sortant d'un mois très dur à vivre sur le plan climatique est-ce le contraste que nous vivons en ce moment qui, malgrè des journées sombres et pluvieuses en cette semaine sainte ,nous met en forme, nous réjouit et nous fait découvrir une résurrection très importante de la nature.En effet, je découvre plus de saules avec de magnifiques châtons que les autres années et surtout de splendides et nombreuses barquettes de violettes, de pâquerettes. J'ai même découvert sur la vieille route d'Etsaut une belle touffe d'élébore prête à s'éclater.
Je devine déjà l'impatience des merisiers de se distinguer, dans les forêts très dénudées, par leurs bouquets de pétales blancs.
Je découvre une nature qui a souffert et qui veut se venger. Je sens les jardins déjà en attente des semis et des plantations de printemps.Les gaves et les torrents présentent une activité des plus paisibles alors que les cumuls de neige pourraient les rendre furieux er dangereux.
La nature est en effervescence tout en nous rassurant. Soyez-en convaincus, un beau printemps s'installe pour notre plaisir et des jours heureux. R.ROSE.

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Un belle histoire de transhumance vient de s'achever!

Jeudi matin 10 janvier, Yvette, Marcelle et André du quartier Bourg de l'Hospital du village de BORCE ont pris la route vers Oloron, Sauveterre, Salies et Puyoo pour se rendre au grand bourg landais d'HABAS afin d'accompagner à sa dernière demeure Mémé BEGU leur ancienne voisine décédée à l'âge de 93 ans.
Cet évènement qui pourrair être anodin,m'enmène, à la lecture du dernieu Adieu que lui a adressé Yvette en l'église d'Habas, à vous raconter une belle histoire.
Nous sommes au temps de la transhumance des Bergers sans terre partant à l'automne à la tête de leur troupeau vers des pâturages abondants sous des cieux d'hiver plus cléments qu'en haute
vallée d'Aspe.
C'est ainsi que le Papa de Gracieuse Nardet, berger de la montagne d'Udapet et de la maison "Flourence" de Borce située tout en haut du Carralot, se retrouvait chaque hiver dans la plaine landaise de Misson-Habas-Mouscardès.Et c'est ainsi qu'accompagnant son Papa; Gracieuse Nardet s'est un jour retrouvée Gracieuse BEGU s'installant définitivement à la maison maritale au charmant village d'Habas.Cadette de la famille NARDET elle laissait à la maison Flourence son frère aîné jean Nardet grand-père de Françoise LAGARDE.
Devenue veuve, après une vie rurale de labeur Gracieuse est venue se retirer à Borce, dans la maison agencée pour elle par son fils Jean-Claude, au village de son enfance qu'elle n'avait jamais oublié.Encore alerte elle parcourait tous les chemins menant à Ayriré, à l'Esterré et même jusqu'à la cabane pastorale du Thézy au-dessus des Forges d'ABEL Souvent, à son retour, pensant à son recueillement personnel et très intime qu'elle avait dû vivre dans ce verdoyant pâturage et devant la stèle en hommage à son frère Jean,comme elle le souhaitait, pour son plus grand plaisir, j'entonnais avec elle quelques complaintes des plus harmonieuses de notre répertoire aspois: "Chanson d'un jeune amant et d'une jolie fille" " Le 25 du mois de mai tous les bergers sont arrivés..." un très beau couplet, lors du retour vers la belle aimée.
Chère lectrice et cher lecteur comme en cet instant j'ai envie de vous les chanter en écrivant ces quelques lignes pour "Mémé" et en souvenir de cette belle et vieille tradition culturelle, émotionnelle, qu'était la transhumance.

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Quarante-sept ans d'intercommunalité!

Chères valléennes et chers valléens. Une très bonne nouvelle et un très grand virage pour la Vallée d'ASPE qui nous vient de la Communauté de communes suite à la session du conseil valléen de vendredi soir 28 décembre 2012.. Par un vote presque unanime; 29 voix pour sur 30, l'assemblée a décidé de mettre en place, dès le 1er Janvier 2013:
la "Fiscalité Professionnelle Unique" qui va donner une plus grande aisance financière à la communauté de communes.
Dorénavant, seule la communauté fixera le taux de la taxe professionnelle,( la nouvelle contribution financière des entreprises: C.F.E.) qui restera figé pour les communes mais évolutive positivement pour l'intercommunalité.
Ainsi apparaît par cette importante décision un début de mutualisation des moyens financiers du territoire donc la mise en place après 47 ans de travail en commun d'une solidarité intercommunale
Cette importante décision nous rassure quand au développement socio-économique de notre vallée, elle ravive notre volonté de poursuivre les équipements indispensables à la qualité de vie afin de répondre aux besoins des familles aspoises. Personnellement je suis très heureux devant une telle décision souhaitée depuis de nombreuses années.René ROSE.

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Une vieille famille de BORCE à l'honneur !

AH, comme elle était, heureuse et fière notre villageoise Suzanne LALANNE-BESINGRAND, samedi après-midi à la Mairie de BORCE où le maire et son fils aîné JOSEPH Lalanne-Bésingrand, en tant que maire-adjoint, ont célébré le mariage de Geneviève la petite dernière des six enfants élevés dans ce pénible hameau d'AYRIRE non désenclavé à l'époque.
Ils étaient tous là pour entourer Geneviève: Joseph, jean, Annie, Hubert et Christian.
Vous avez déjà deviné ce qu'a évoqué René dans ses félicitations? Et oui, les neiges étincelantes de la pène de Belonce, la source impétueuse du col de la Nabe, les vertes frondaisons de la hêtraie-sapinière de Sénatou et les barquettes de gentianes printanières d'Udapet......
Avant de leur souhaiter bonne et longue route sur les beaux sentiers de la vie il a invité les nouveaux époux à venir souvent se ressourcer dans notre belle vallée.
Au cours du repas trés familial,et Ô combien chaleureux, les chants de nos bergers, de l'amour , de la belle amie perdue par le bon pasteur d'Aillary ou des gerenadiers napoléoniens ayant dormi à l'hospitalet de Borce ont animé une très belle et douce soirée dédiée à Geneviève et à son époux Jean-Louis de BAGNEUX.
Soulignons que même dans ces grands moments notre pensée s'évade inévitablement vers cete vie de nos hameaux d'Aubise, des Bérat, d'Ayriré , du Biella et des Forges d'Abel où s'entraidaient ces grandes familles montagnardes comme celle de Suzanne venue du quartier Seberry d'Etsaut.. R.ROSE.

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Rêver! Projeter!Entreprendre et Inaugurer!

J'ai toujours été très admiratif pour ces hommes et ces femmes qui se sont illustrés par leur côté visionnaire, osant sans cesse aménager, projeter,convaincre et réaliser.
Non seulement ils savent se projeter vers l'avenir et sentir les aspirations du Peuple mais aussi ils s'emploient à convaincre, à former une majorité qui les suivra et les soutiendra moralement, financièrement.
Armando ABADIA, maire de JACA, il fallait être un sacré visionnaire pour développer cette cité comme vous l'avez fait dans les années 80 avec notamment le pari du grand complexe sportif avec sa belle patinoire.Je n'oublie pas vos encouragements, votre présence et votre soutien empreint d'une simplicité et d'une gentillesse exceptionnelles lors de la création par les élus valléens de la station de ski de fond du Somport avec son centre de jour.
Mon cher collègue et ami, André LABARRERE, Maire de PAU, il fallait être un sacré visionnaire pour aller chercher à ORTHEZ l'équipe des basketteurs de l'élan Béarnais, les ramener au chef-lieu avec leur manager Pierre SEILLANT et créer ainsi cette belle formation adroitement appelée PAU-ORTHEZ. Dans la foulée c'était la construction de cette magnifique salle des sports qui a connu tant de grandes victoires. Vous m'aviez invité à l'inauguration du Zénith. Bien m'en a pris d'aller vous écouter et d'entendre les propos si convaincants, si démonstratifs du travailleur infatigable et du bâtisseur inégalable. N'oublions pas l'hôtel et le Palais Beaumont qui ont mis votre chère ville de PAU à l'échelle des villes européennes au pied de nos belles pyrénées.
L'été dernier j'ai visité la ville de Montpellier. J'ai pu y découvrir l'oeuvre d'un autre bâtisseur.
J'arrête là ces exemples étayant mon article, qu'en ces temps de trop grande timidité quant à entreprendre pour le développement économique, culturel, social et touristique de notre territoire je voulais enfin écrire. Notre vallée d'Aspe est dotée d'atouts exceptionnels et de richesses architecturales attrayantes. Réfléchissons et essayons de les mettre en valeur pour que se maintienne la vie, l'activité, la solidarité, les joies de la vie communautaire, le bonheur pour toutes et tous dans nos treize villages. R.ROSE.

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Les deux orages !

Je vous écris de méditerranée, de ce beau pays du languedoc, cette belle région de France où je viens régulièrement chercher du soleil, plage de sable fin et longues brasses à « la motte du couchant ».
Cette nuit j'ai essuyé un violent orage : salve d'éclairs aveuglants, coups de tonnerre impressionnants, suivis d'une très longue et abondante averse martelant le toit de mon camping-car.
Ce matin, au lever, une grande partie du ciel est bleue, le sol a déjà absorbé toute l'eau, je sens un retour du beau temps, la chaleur revient et à peine un peu plus tard s'écoulent des heures ensoleillées et lumineuses.
Je compare avec nos orages béarnais et surtout montagnards, froidure, ciel couvert, restes d'ondées leur font suite avant le retour du beau temps. Ce n'est plus un bienfait passager de la nature mais une longue et véritable punition après la colère des cieux.
Il en va de même des contrariétés, des ennuis et des chagrins de la vie.
Parfois brefs, quoique violents, ils laissent place à une nouvelle énergie, à un regain immédiat d'activité bénéfique au plan moral comme au plan physique.
Mais il arrive aussi qu'ils vous touchent profondément et trop longuement laissant séquelles douloureuses très difficiles à oublier et à cicatriser.
« ainsi va la nature, ainsi va la vie ! »

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Mon premier souvenir du Tour de France!

1934, René VIETTO passe le col d'Aubisque en tête. A la maison "Bellevue" il devient le chouchou, la vedette préférée de la famille ROSE car on pratique le vélo et on en parle beaucoup. Papa a fait des courses comme amateur à Paris dans sa jeunesse. Malheureusement, 1939,c'est le dernier Tour, la guerre mondiale.1947,le tour repart. J'avais alors 14 ans. Je sais que la plus longue et très difficile étape arrive à Pau à la place de Verdun.Vietto sera là.Malgré la grande inquiétude de Maman, j'emprunte le vélo bleu de ma soeur et me voilà, sans dérailleur,parti très tôt vers Pau depuis Sallespisse, via Orthez, Artix, Lons, et arrivée à midi.Quel bonheur, la ligne d'arrivée est là, je m'y installe aussitôt, tout à fait en face contre la balustrade en plein soleil. J'attends, j'attends avec patience, un chapeau-journal pour me protéger.C'est la mytique étape Luchon-Pau avec quatre cols: Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Soulor-Aubisque.Le breton ROBIC harnaché de son boyau de rechange sur les épaules et portant ses deux bidons métalliques accrochés au guidon passe les quatre cols en tête et arrive à Verdun avec 21 minutes d'avance.Pour ma joie, mon champion, rené Vietto règle le peloton et finit second.Brambilla vainqueur du contre la montre devait remporter le tour 1947 mais Robic, en le lâchant dans la dernière étape, le remportera entrant dans la légende pour son exploit dans Luchon-Pau.
Au retour la catastrophe! Mon vélo accuse un bris de chaîne à Lons.Que faire? Je fais signe et gentiment quatre hommes en camion s'arrêtent . Eux aussi viennent de Verdun et découvrent un jeune cycliste en panne.Le vélo rassemble les hommes , c'est l'école de l'effort solitaire mais surtout l'école de la solidarité, de l'entraide.Ils essaient de réparer. Mais voilà, après avoir enlevé un, puis deux maillons la chaîne est trop courte.Alors, après quelques palabres, hop! René et le vélo dans la benne et roule, roule, jusqu'à ORTHEZ.Jusqu'à Sallespisse descente en roue libre dans les descentes, fin des montées à pied puis raccourci menant directement à "Bellevue".La nuit se prépare à tomber, aussi maman très angoissée est rassurée lorsque j'apparais sous le noyer du coin du jardin.
Malgré ma mésaventure et ma grande peur en me voyant seul, à pied, sur ce long retour, quel souvenir immémorable! Je revois toujours le petit Robic surgir au bout du boulevard Barbanègre et René vietto, d'un coup de reins, régler le peloton sur la ligne blanche à quelques mètres de moi. Cela fait 65 ans et pourtant le souvenir est intact. C'était ma première arrivée du Tour de France!15 juillet 2012. René ROSE.

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Une sacrée averse!

Je ne peux pas dire que depuis deux mois mon jardin potager a manqué d'eau. Avec les fiches météo mensuelles en ma possession je peux vous dire tout ce qui est tombé aux Forges d'Abel. Mais voilà!Aucun bénéfice pour les plantations de mon jardin potager du "carralot".Quelle pluie glaciale! quelle froidure!Ah! si vous aviez vu mes choux dits "tête de pierre" Il fallait voir justement la tête qu'ils faisaient.Et les poireaux! quelle triste mine; aucun élan,et même ils en jaunissaient de douleur.Quant aux salades, frisées ou scaroles, laitues ou feuilles de chêne, elles refusaient totalement de grossir et de former ce tendre coeur que j'aime déguster avec une bonne ventrêche.Pour les tomates dites de Saint-Pierre c'était bien un temps de saints de glace qui n'en finissait pas.Cela allait jusqu'à ne plus reconnaître la belle terre de mon jardin tant se formait en permanence une croûte grise, compacte, emprisonnant les haricots nains de Roquancourt et les radis pourtant signalés précoces.C'était à vous dégouter de venir passer ces moments de détente, de découverte et souvent d'émerveillement lors des travaux de jardinage et lors des éclosions printanières.
Mais voilà que tout d'un coup, en quelques heures, comme par miracle,l'espoir est revenu.
Lundi soir après le diner, quelques coups de tonnerre, quelques éclairs suivis de grosses gouttes, de très grosses gouttes clairsemées, vous savez? celles qui ne vous mouillent pas car vous passez entre;celles que ne vous ne sentez pas tellement elles sont chaudes.Tout cela suivi d'une très belle averse, une douce pluie, tiède, apaisante et légère; la pluie tant attendue qui réchauffe la terre, la pluie qui fait germer,la pluie qui fait éclore et grandir.
Le lendemain matin, vite une visite au jardin. C'est une véritable transformation générale.Toutes les plantes semblent avoir réssucité dans la nuit. Ce sont les haricots qui se sont épanouis alors que les salades brillent de plaisir, les courgettes qui s'étalent sur une terre transformée dans sa texture, dans sa couleur et surtout par sa tiédeur.Tout n'est que bonheur pour l'ensemble des plants en liesse. On dirait la fête du beau jardin potager de la "Hournère"
Oui! vraiment une sacrée averse, une averse magique! René ROSE.

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Valléennes! Valléens!Savourez la bonne nouvelle!

Le centre P.E.P. René SOUBRE de Peyrenère va continuer à vivre!
Merci Jean-Jacques GOUAIllARDET, Président de l'Association des PEP, ancien Enseignant à Clair-Matin de BORCE, grand amoureux de la Vallée d'Aspe et de la cabane d'Udapet, d'avoir mené avec succès les négociations avec la Ligue de l'Enseignement des PA pour que continue à vivre le centre de Peyrenère.
Quelle joie, quelle satisfaction pour nous les valléens de voir maintenues ouvertes les portes et les fenêtres du centre René SOUBRE d'où jaillissent et continueront de jaillir les cris joyeux des enfants accueillis en classe de neige, en classe découverte et venus de PAU, de BAYONNE, de BIARRITZ, d'HENDAYE , de Saint-jean de LUZ découvrir les beautés paysagères, architecturales, de notre belle vallée.
Le beau village de BORCE va continuer à vous accueillir et c'est pour nous du bonheur de montrer aux petits écoliers et aux studieux adolescents la richesse du patrimoine de nos demeures , de nos rues, de nos venelles, de nos très vielles bâtisses du moyen-âge.
Merci , un grand merci à l'Association des Pupilles de l'Eseignement Public! Une belle reconnaissance pour les anciens responsables et humanistes bâtisseurs: Achille BARADAT, René SOUBRE et Gérard FORGUES, sans oublier Jean PAMBRUN qui vient de rajeunir de quelques années!Dans la hêtraie-sapinière de Sansanet il entend avec nous les chants joyeux des petits colons." Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent; colchiques dans les prés c'est la fin de l'été..." René ROSE.

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Oui pour un "Pacte intercommunal"

Dans mon dernier Edito sur le site de la Communauté de communes je déclare: parlons d'un "Pacte intercommunal" donnant plus de moyens financiers à la Communauté de communes de la Vallée d'Aspe.
Dans un rapport écrit du 8 janvier, adressé aux 30 délégués de la communauté de communes, j'en appelais à une véritable réforme budgétaire à réaliser par la commission des finances pour venir en aide à l'outil de développement des treize communes qu'est la communauté de communes.
Dans mon rapport écrit présenté ce lundi 30 janvier et remis en mains propres aux 30 délégués présents, j'ai appelé de nouveau à la mise en place d'un "pacte" entre l'EPCI et les 13 municipalités pour aller dans le même sens de façon unis et solidaires.
Quelle satisfaction et quelle agréable surprise pour moi de voir, dès l'instauration du débat sur les finances qu'une de mes propositions que j'avais déjà évoquées en 1995 et que mon collègue de Sarrance a récemment approuvée a été reprise positivement par mon collègue, maire, de Lescun appelant concomitamment à la responsabilité des élus en tant que délégués du conseil de communauté et en tant que conseillers municipaux.
Mon idée de réforme budgétaire a donc bien provoqué une sereine réflexion collective puisque plusieurs délégués du conseil se sont associés concrêtement à cette proposition tout en préconisant des simulations chiffrées afin de ne pas pénaliser les contribuables valléens.
Avec les techniciens de la communauté de communes, un travail de recherche et de prise en compte des données fournies par les services fiscaux de l'Etat, permettra d'apporter tous les éléments nécessaires à la commission des finances afin d'aboutir à une "réforme budgétaire" réaliste, supportable et juste.
C'est bien parti! Au travail! Soyez sûrs , chers concitoyens de notre engagement pour continuer l'équipement et le développement de notre canton d'Accous. René ROSE,Maire de BORCE, Président de la Communauté de Communes.

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A toi Jean PAMBRUN!

Lorsqu'il y a quelques jours j'ai appris la décision de fermeture du centre P.E.P. de Peyrenère ma pensée est immédiatement allée vers toi Jean PAMBRUN,l'Ossalois d'Arudy, mon Collègue enseignant,ancien Normalien de Lescar, Instituteur de notre république.
Dès mon arrivée en vallée d'Aspe j'ai découvert la passion du montagnard, du pédagogue,de l'humaniste.
Le centre René SOUBRE de Peyrenère a été très longtemps marqué par ton empreinte car, amoureux de la montagne, de la nature,de toute la richesse floristique et faunistique que t'offrait son environnement, tu as su par ton imagination, ton adresse et ta patience en faire sur le plan matériel, pédagogique, un espace des plus chaleureux offrant confiance et amour à tous ces enfants admiratifs devant ta gentillesse et ta passion. R.ROSE.

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Cher Papa! tu risques d' être oublié!

Personnellement je ne suis pas favorable pour la transformation du 11 Novembre en une date de commémoration permettant d'exprimer la reconnaissance de la nation à tous les soldats et pour toutes les guerres.
Vraiment, j'ai toujours été frappé, bouleversé, par les atrocités de la guerre 1914-1918, par ces combats au corps à corps, par ces images de souffrance dans les tranchées boueuses, par ces montées au combat poitrine ouverte pour recevoir les balles, les éclats d'obus; des milliers de soldats en pleine jeunesse envoyés à une mort certaine sans que cela émeuve ces généraux, pardon, ces bouchers qui considéraient ces millions de combattants comme leur bien qu'ils pouvaient transformer en chair à canon.
Guerre exceptionnelle, guerre inoubliable!
Cher Papa! tu y étais, tu as participé à la bataille de Verdun, tu as été blessé et tu resteras diminué pour la vie. Trop jeune, à 52 ans, tu décèderas suite à tes blessures de guerre. Je garde pour toujours en mémoire ta souffrance qui revenait régulièrement et ton visage trop tôt vielli exprimant ta douleur physique et morale.Avec mon épouse je suis allé à Verdun sur les lieux de vos combats. J'ai imaginé. Mon long recueillement devant ces milliers de croix reste inoubliable pour moi.
Chaque année devant le Monument aux Morts de mon village d'adoption , après le dépôt de la gerbe au pied de la stèle évoquant les 21 Enfants de Borce tombés au champ d'honneur j'ai une longue , longue pensée pour toi que j'associe à tous les morts du carnage 1914-1918.
Chers soldats de la terrible guerre 14-18, le jour de commémoration du 11 Novembre vous appartient; cher Papa il t'appartient aussi.
Sans cela, avec tous tes compagnons- combattants tu risques d'être oublié.
Ton cher fils: René.
Cet article a été écrit le 11 Novembre 2011.



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Des tonnes de fromage venues du ciel!

Depuis le lever du jour n'avez-vous pas rêvé en regardant tournoyer sous l'hélicoptère, spécialement affrété et commandé par l'IPHB, ces filets pleins de ces belles boules de fromage qui jusque-là garnissaient les planches du saloir de chaque estive. Oui, aujourd'hui c'était la traditionnelle descente de la production fromagère depuis les beaux pâturages de la haute vallée d'Aspe.
Rêvons et imaginons ensemble le parcours de ces tomes de brebis, de vache ou de mixte.
Accompagnées du Patou les belles béarnaises se régalent en broutant ce savoureux réglisse de Banasse, d'Udapet ou d'Escouret.Je t'ai vu Pierre, à la sortie du "cueyla", tirant sur les délicates mamelles afin de faire gicler dans l'écuelle ce lait bien gras tournoyant avec un bruit lancinant entre tes genoux qui participent également à cette récolte précieuse du berger.
Comme j'ai admiré Marion, Lucie, Annie,Jacques, pendant de très longs moments,après la lente opération de transformation en caillé, l'apparition soudaine de la boule blanche très vite transformée en une épaisse galette dans vos mains expertes pour réussir cette fabrication artisanale dite "au chaudron".
Demain... deux, trois, quatre boules de plus dans le saloir frais et humide pour recevoir de vos gestes bien enveloppés la première frottée de gros sel.
Délicatement, tous les jours je les tourne, je les retourne, je les frotte, je les essuie, je les "bichonne".La croûte se forme, les étagères se remplissent et se colorent, la production de l'estive sera bonne. Merci mes braves brebis! Merci à mes gardiens du troupeau!Merci aux merveilles de la nature qui m'offre chaque été cette pelouse variée, nourrissante pour mes béarnaises.C'est l'automne demain elles descendront sur le sentier du retour vers leur bergerie, déjà futures mères. Un nouvel hiver, un nouvel agnelage suivis d'une prochaine lactation qui s'achèvera l'année prochaine dans le saloir d'Hortassy, dans le filet de l'hélico afin de me transporter à l'occasion d'une nouvelle rêverie vers ces réalités du pastoralisme authentique et humain.René ROSE.

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Adieu JEAN...

Tu nous a quitté.Mon coeur est brisé car c'est une très grande partie de mon enfance qui s'en est allée.Depuis ce soir du 28 juin des images défilent dans ma tête et les souvenirs se succèdent en me transportant sans cesse vers cette petite ferme, ma maison, notre maison "Bellevue" au quartier de chez Carré; la dernière sur la colline avant de descendre par le "touyàa" vers la petite rivière de chez Pouchan.
La grange était neuve et constratait avec la vielle demeure inconfortable mais inoubliable par sa chaleur fraternelle et familiale.
A l'étable la brave " piguette" martine donnait du bon lait. Souvent, en cachette, jean! tu me donnais une petite bolée toute chaude que je savourais après m'être essuyé du revers de la main comme pour effacer mon péché de gourmandise.
Que c'était long, Jean, de guider l'attelage pour labourer, herser, biner, rouler, durant des heures et des heures. Aussi, combien j'appréciais la halte que tu rythmais d'heure en heure pour te permettre d'en rouler une avec le gros paquet de gris.
Le soir venu, avant de dételer la herse, tu brisais une petite motte dans tes doigts et, de la pointe du pied, tu jeaugeais la profondeur du travail de la terre. Content tu me disais avec satisfaction: " demain on peut semer". Qelle attention, quelle solennité, nous mettions; toi au semoir à deux rangs et moi accroché au joug, guidant martine et blanquette d'un pas très lent, afin d'enfouir de la façon la plus parfaite et la plus rectiligne ces belles graines de maïs du pays et ces grains de haricots grimpants avec l'espoir d'une belle récolte d'automne.
Puis venait le beau mois de juin, le mois de la fenaison. Lorsque je prenais le chemin de l'école lointaine combien d'andains d'herbe tendre et multicolore tu avais fauchés depuis le lever du jour, à la main, te balançant de droite à gauche
au rythme imposé par cette belle lame que tu faisais régulièrement chanter sur et sous cette pierre grise sortie du coffin en métal.Je garderai toujours cette image, ce geste du faucheur dans cette belle prairie dite de la "fontaine" aux fleurs naturelles et éphémères emportées à jamais en ces radieux matins du solstice d'été.
A bientôt!Ton petit frère. Néné.

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Quelques Nouvelles en vrac!

Pour ceux qui sont loin de la Vallée, pour ceux qui attendent quelques mots leur offrant un lien tant attendu avec leur territoire de vacances, de loisirs et pleins de souvenirs,voici quelqes nouvelles de notre, de votre haute vallée.
Personnellement en 46 années j'ai rarement vu un printemps aussi beau ,aussi précoce, aussi chaud. En quelques jours c'est une explosion de la nature dans les prairies, dans les bois, dans les landes, dans les jardins. Bourgeons, châtons, fleurs,feuilles, éclosent et se développent en quelques heures et transforment le paysage de jour en jour.
Aujourd'hui à 1500 mètres dans la vallée du Baralet j'ai découvert des primevères d'un jaune éclatant et des élébores prêtes à fleurir.
Tous les oiseaux ont déjà une très grande activité. J'ai appris par les gardes-moniteurs du Parc que les gypaètes ont déjà déposés leurs oeufs dans leur nid.Les couples de pernoptères (vautours d'Egypte) sont de retour depuis plusieurs jours et préparent la nidification.Savez-vous q'au pays on les appelle " la Marie-Blanque" d'où le nom du col de Marie-Blanque à Escot.
Sur les sommets la neige fond à vue d'oeil ce qui, en fin de journée, transforme le Belonce, le Baralet, l'Espélunguère, le Sescoué, l'Arnousse, le Sadum,le Labadie,le Couecq, et le gave d'Aspe en cours d'eau torrentiels aux couleurs verdâtres pressés de rejoindre le gave d'Oloron.
Au village les cheminées fument de moins en moins, les chiens se prélassent au grand soleil, étendus de tout leur long alors que les tondeuses inattendues en ce début d'Avril rompent en choeur le silence naturel.
Je sais qu'à Arlet les Isards d'un an ont quitté leurs mères broutant en toute indépendance entre les derniers névés de la Cure et de la Gourgue Sèque.
Depuis samedi l'Espace Animalier a réouvert ses portes, ce sont les vacances de Pâques pour le bonheur des Mamy et des Papy qui s'arrêtent accompagnés de leurs petits enfants pour nous demander la route vers Titus, Ségolène et Myrtille...
Au Multiple Rural, les nouveaux gérants SIDONIE et SEBASTIEN ont agencé les tables en terrasse; il fait beau, il fait chaud ,c'est le printemps, c'est la fête, nous sommes tous les jours en vacances, quel bonheur, quel plaisir, quelle chance! A bientôt.

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Sur les sentes du hameau d'Aubise.

Vendredi 26 février . Que fais-tu René cet après-midi? Je vais t'étonner, j'abandonne les dossiers et je pars marcher vers le hameau d'Aubise. Tu me surprends, ne rentre pas trop tard.
Les jumelles, de bons tennis, le bâton et me voilà parti en voiture jusqu'au pied de l'étroite route à la sortie du Baralet, à la hauteur de la ferme Apiou dont les multiples toits de vielle ardoise et la succession de bâtiments de pierres me plonge chaque fois dans un respectueux souvenir de ces bâtisseurs, ces femmes et ces hommes de la montagne, maîtres de ces pentes par leur labeur, leur bon sens rural , leur solidarité et leur ingéniosité.
A vrai dire,je vous l'avoue, je l'avais sentie, je l'avais devinée cette exceptionnelle après- midi de soleil, de lumière, de douceur .Oui! un moment très court à savoir saisir pour savourer ces instants de bonheur, de bienheureuse douceur que nous aimerions partager avec tant d'êtres humains qui ne connaîtront jamais la beauté, l'ambiance, de cette immensité montagnarde aujourd'hui entourée de crêtes enneigées immaculées par les flocons de la dernière nuitée.
Un arrêt à la maison de Marie, faire semblant de prendre les quatre marches et se mettre à rêver en plongeant le regard vers le village d'Urdos.Combien d'images, combien de phrases traversent ma mémoire me transportant vingt-cinq années en arrière tout en me figeant dans une rétrospection qui m'émeut et me saisit.
Le sentier qui mène à la ferme Labourdègne est déjà bordé des premières fleurs qui semblent hésiter à sortir de la terre encore froide comme craignant un nouveau coup de gel. Les fortes pluies récentes nous offrent de multiples filets d'eau rieuse a travers feuilles et pierres contrastant avec nos images de l'été.
Sur ce splendide belvédère d'Aubise, au quartier LACAZETTE, la maison Labourdègne récemment rénovée
m'offre enfin une zone de repos et surtout dans le creux de ma main expérimentée de belles gorgées d'eau plus que fraîche, volées à la cascade permanente de l'abreuvoir fait de lauzes et certainement plus que centenaire.
Alors me vient une idée. Faire partager à Frédéric que je devine dans son bureau de Laroin cet instant que je vis et qui va le rendre fou de jalousie amicale tant il aime sa vallée et ces pentes qu'il sonde à la recherche de sources domptées pour desservir les résidences environnantes.Il partage mon immense plaisir et se promet de me rendre la pareille.Bon week-end quand même Frédéric!¨
Plus haut le COURAÛ de Marcel semble attendre sa venue comme si déjà cette exceptionnelle journée, comme d'été,annonçait son arrivée.
Prenons la route pentue d'Aubise, accélérons le pas car le soleil semble vouloir se cacher derrière la " Mèze" si chère aux Bergers de Banasse. Je sens que les chevreuils vont sortir à l'orée blanchâtre des si nombreux bouleaux des Coundres. Les prairies du Bérat du bas sont dans l'ombre. La typique rue d'en bas d'Urdos contraste avec le secteur ensoleillé du quartier du haut.Un arrêt à la maison "Troussilh", à la maison "Bignoles", une pensée pour Jean-Pierre et pour toutes ces familles de ce quartier témoin d'une vie très dure car souvent desservie par la rudesse et la tristesse de très sombres hivers.
"Je n'ai pas rencontré une âme" et pourtant tout au long de cette merveilleuse après-midi de fin février j'ai parlé aux dix familles comme encore installées du Labaig jusqu'au Béziat apportant par leur travail, leur organisation familiale, leur organisation communautaire non seulement la vie mais aussi la chaleur de l'accueil montagnard, les sentiments plus que fraternels issus de cette vie faite de souffrance mêlée à tant de beautés, de lumière, dans cette véritable symphonie de nos belles Pyrénées.Merci bel hameau d'Aubise de m'avoir fait rêver sur les sentes du Baralet! René ROSE.

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Ensemble fêtons le solstice d'hiver!
Ensemble fêtons le solstice d'hiver!

Oyez, oyez, bonnes gens,oyez, oyez,adhérents de HAHD! Connaissez-vous la bonne nouvelle? Aujourd'hui 21 décembre c'est le solstice d'hiver; le jour le plus court, la nuit la plus longue de l'année.Le soleil était au plus bas et dès demain il va reprendre sa lente ascension dans le firmament.Lisez avec moi sur le calendrier de notre chère factrice: mercredi 22: coucher du soleil à 16h 55, Jeudi 23 à 16h 56, samedi 25 jour de Noêl 16h57 et dimanche 26 coucher à 16h58.Déjà 3 minutes de gagnées! N'est-ce pas le bonheur, une grande joie, l'espérance, la lumière.Nous avons pris en ce jour la route vers l'équinoxe du printemps que nous fêterons le dimanche 20 Mars.Et pour parfaire notre bonheur une pleine lune scintille au-dessus de la crête enneigée du Sesques mêlant sa lumière, captée depuis le soleil, aux innombrables lampes incandescentes illuminant les villages de la vallée soigneusement apprêtés pour les fêtes de fin d'année.
Je sais que vous êtes nombreux à fêter le solstice d'hiver,à entrevoir comme un délice la sortie des ténêbres angoissants de ce mois de novembre, de ce mois de décembre et à pouvoir rêver aux futurs plaisirs de la belle saison portée par la lumière.
Joyeux Noêl, Bonne Année 2011, Grand bonheur familial! Bonne route pour HAHD qui nous permet, ensemble, de rêver.René ROSE.

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LE SILENCE d'UDAPET
LE SILENCE d'UDAPET

Malgré un ciel noir très menaçant, malgré le peu de luminosité, hier dimanche, dernier jour du mois d'Octobre, me voilà parti par la grange Lassière vers la cabane d'Udapet. L'air est "pesant" comme oppresant. Il rend la montée plus difficile que par un temps beaucoup plus clair.Qu'à cela ne tienne il faut aller au but car toutes les conditions d'une marche sont bonnes à vivre!
Après une courte averse dans la fougeraie rougeâtre me voilà sous les hêtres de " cap d'esque" qui me rappellent les vols des belles bleues lorsqu'elles venaient se rassasier de faînes avant de franchir les crêtes du pic d'Aspe.
Enfin la cabane est là comme abandonnée dans son cirque encore verdi par une fine et fragile pelouse prête à mourir sous les premières neiges.Où est la clôture du cueyla? où sont les belles brebis de juillet? Seul reste l'abri de traite isolé dans cette ambiance d'abandon par les hommes et par les bêtes.Les deux robinets bien ouverts sont sans vie car l'eau ne jaillit plus, les volets sont bien clos et tous les objets de vie, de travail et d'animation ont disparu laissant ainsi un espace qui inévitablement vous serre la gorge.Je m'asseois dans l'entrebaillement de la porte laissant dans mon dos les meubles bien empilés et rangés tout en portant mon regard vers le col de la Nabe, vers le col de Barrancq.Rien ne bouge, pas un bruit, pas le moindre croassement habituel du grand corbeau de la "Galêfre" ou des corneilles du "coum Garnissé". Quel silence! quel moment de solitude, de rêverie frisant une grande tristesse heureusement très atténuée par la beauté de ces bouquets de frondaisons d'automne aux couleurs de jaune, de rouille qui tranchent sur le fond vert des majestueux sapins du mont " Boudoup".Je reste là un grand moment car un tel spectacle sans lumière est à vivre, un tel silence vous entraîne dans un isolement qui assurément vous plonge un long instant dans une relative tristesse. Elle vous prend , vous enveloppe Cette meveilleuse nature va s'endormir pour de longs mois d'hiver.Aurevoir beau cirque d'Udapet! Certes j'ai bien joui de ton silence mais je préfère les belles sonnailles de l'été et l'appel vers le troupeau de mon ami le berger! René ROSE.

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Toumbo! Toumbo! vers, les prairies d'AYRIRE
Toumbo! Toumbo! vers, les prairies d'AYRIRE

Voilà quatre mois que Rougeaude, Blanquette, Houchète, Roussane et Béroye séjournent dans ce beau val de Belonce où depuis quelques jours pointent les premiers colchiques d'automne.Demain les valeureux pêcheurs vont quitter les berges du "bariancou".Avec l'ouverture, les intrépides chasseurs vont débusquer le sanglier ravageur des fourrés du termen et de la hêtraie sapinière du saüquet.Dans sa migration la belle bécasse va faire une halte dans le marécage des "aquis" alors que le lagopède du col de la nabe commence sa mue.C'est l'automne!
Nos cinq blondes savent que Joseph a fait les provisions de fourrage pour l'hiver.Le fenil, plein à craquer, exhale cette agréable odeur de fleurs séchées alors que le regain récemment engrangé sent bon le plantin.
Petit à petit elles sont descendues du haut du val, se rapprochant de la barrière canadienne, déja prêtes à prendre la route vers leur étable du hameau d'Ayriré.Toumbo! Toumbo! retrouver la vie de la ferme. Toumbo! Toumbo! découvrir un plein râtelier, une chaude litière de paille frâiche.
La petit cloche, la "clarine" va remplacer la grosse toumbo...Diriling! diriling! drin! drin! drin! c'est la mélodie des dernières sorties dans la prairie.Diriling! diriling! drin! drin! drin!déjà le soir tombe.Une épaisse brume, montant de la vallée, s'installe sur les sommets, sur les hautes estives.C'est là-bas qu'elles ont passé un bel été, rencontré des compagnes du piémont, ruminé à la belle étoile et bien profité de cette grande liberté. Diriling! diriling! drin! drin! drin! bon hiver ,Rougeaude, Blanquette, Houchète, Roussane et Beroye à la grange d'Ayriré!
Merci de maintenir la vie dans nos belles Pyrénées!

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"Toumbo! toumbo! vers le Val de Belonce

Malgré la persistance d'un temps froid et pluvieux; Rougeaude, Blanquette, Houchète, Roussane et Beroye, cinq belles blondes d'Aquitaine, regardent sans cesse vers la haute vallée, humant à distance les odeurs printanières apportées par la brise matinale descendant des sommets d'Aillary, du plateau de la Mèze et du val de l'Estarou de Baralet.
Ont-elles la notion du temps, la notion des saisons, tout comme elles sont capables d'annoncer l'orage ou le tremblement de terre?
Joseph les sent impatientes de prendre le chemin de l'estive vers ces savoureux pâturages qui les régalent chaque été.
Demain, dans la vieille grange, il décrochera autant de cloches que de bêtes autorisées à séjourner tout l'été, là-haut, sur les pentes herbeuses de la "troungaillère". Les beaux colliers en noisetier récemment revernis, ornés de clous dorés, gravés aux initiales de la maison d'Ayriré portent chacun la "toumbo" cette grosse cloche au son caverneux qui retentira dans l'immensité du val, apportant sa propre note à la symphonie personnelle patiemment combinée par Joseph.
Le temps d'estimer sur place l'état du pâturage qui devra nourrir cent-ving bêtes, la commission montagne du conseil municipal pourra se prononcer sur la date de montée autorisée.
Samedi 12 juin; la montagne est officiellement ouverte.Désormais chaque troupeau peut s'élancer sur la route sylvo- pastorale vers les crêtes de "Larcua".Toumbo! Toumbo! têtes dodelinantes marquant la vive cadence; Toumbo! Toumbo! sans jamais se retouner: Rougeaude, Blanquette, Houchète, Roussane et Beroye pressent le pas vers ce val de Belonce qui sent bon la réglisse des alpages. Toumbo! Toumbo! le long des méandres du "Bariancou", Toumbo! Toumbo!trois mois sans attaches, trois mois de liberté!R.ROSE.

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Merci à la feuille qui monte!

12 mai 2009...12mai 2010...La feuile a monté, le magnifique coq de maspêtre a roucoulé sa mélodie des amours, une belle couvée a découvert les baies savoureuses du myrtillais d'Espélunguère. Puis la feuille est tombée emportée par la fougueuse cascade du Baralet. Premiers frimas, premiers flocons, un manteau immaculé a recouvert les sommets, les pentes et la hêtraie, obturant pour de longs mois le terrier de dame marmotte de Banasse.
A son tour le soleil a monté. Une douceur printanière d'avril dans nos belles forêts a tout fait exploser!Jamais aussi pressée d'atteindre le haut des futaies la feuille 2010 a très vite monté mais en ces premiers jours de mai sur une neige-surprise a subitement buté.
Leçon de la vie, leçon de la nature?
Ainsi durant ces douze mois le cycle des saisons s'est déroulé.Et pour nous, hommes et femmes de ces montagnes,durant ces douze mois que d'évènements vécus! Gardons en souvenir les bonnes nouvelles, les jours heureux! Oublions vite tout ce qui a été douloureux! Gardons confiance, gardons patience, et surtout gardons sagesse!
Merci à la feuille qui monte.Merci au beau plumage du grand tétras.Que de beautés, que de couleurs, que de lumière, dans cette haute vallée!C'est bien tout cela qui nous permet de mieux vivre les vicissitudes matérielles ou humaines, les blessures morales, les peines et les douleurs. 12 mai 2010!... A tous ceux qui me liront, que demain, après-demain, ils aient l'immense bonheur de contempler tant de merveilles en portant leur regard vers ces sommets de nos belles pyrénées!

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La Feuille monte!
La Feuille monte!

Tous les ans, au mois de Mai j'observe la montée de la feuille.Pour moi c'est un spectacle merveilleux qui me fait rêver.Pourquoi? Avez-vous remarqué cet éclatement collectif des bourgeons qui commence le long du gave d'Aspe: les saules, les vergnes, les noisetiers, les merisiers puis quelques semaines plus tard, les frênes, les bouleaux et depuis deux jours les noyers.Avec le joli mois de Mai la feuile va entreprendre son ascension vers les crêtes puis vers les limites de la hêtraie-sapinière. Jeudi dernier elle était à hauteur de la maison de Jean LARROUY, dimanche elle accédait au col de la COUNDRE et ce soir elle est déjà sur les premiers contreforts du Soum d'Ypy.Dans quarante huit heures elle atteindra les crêtes au-dessus de la cabane de LOUCHARY pour, à la fin de cette première quinzaine de Mai, envahir, par son vert tendre éphémère, toute la forêt au pied des pentes de Yèse qui déversent dans le tumultueux torrent du SADUN leur importante réserve de neige. Cette montée de la feuille est une scène exceptionnelle qui me fait revivre, qui m'enchante par son mouvement et par ce badigeonnage de vert recouvrant la noirçeur de l'hiver.Je sens monter en moi la joie, le bonheur que m'apporte ce renouveau printanier avec plus de lumière, plus de jour, plus de couleurs.Sachez aussi que dans nos forêts des Pyrénées durant toute la montée de la feuile on peut, au lever du jour, assister au champ du coq de Bruyère (Le grand Tétras)sur les places de chant choisies par ces magnifiques oiseaux pour leur parade nuptiale de toute beauté et leur accouplement printanier.Je revois encore ces images furtives mais inoubliables du Col "CAOUT"!lors d'un mois de Mai, c'était la saint HONORE.
Amis lecteurs, quel bonheur de vivre chaque année le réveil de nos forêts et de savoir que là-haut dans la clairière, demain à l'aube, un magnifique Coq, par une roue pleine d'orgueuil et par son appel glottal, envoutera cette femelle conquise pour la mise au monde prochaine d'une belle et sauvage couvée, à même le sol,dans le myrtillais entourant le vieux sapin majestueux de MASPETRE.
Rêvons,rêvons, nous sommes comblés en ce beau mois de MAI. A bientôt!

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En Avril ne te découvre pas d'un fil?
En Avril ne te découvre pas d'un fil?

Pardon messieurs les moqueurs; je n'ai jamais dit que le printemps s'étaient définitivement installé. J'ai parlé de prémices, de signes avant- coureurs, de fleurs,de futures grillades en plein air... Certes j'ai un peu trop rêvé, mon optimisme vous a fait sourire. Je ne regrette rien malgré ce prolongement de l'hiver, ces matins, certes très lumineux, mais pleins de gelée blanche.Aujourd'hui 23 avril, grâce à Gérard qui s'est bien occupé de vous durant ces longs mois enneigés, je vous annonce que" l'hiver est fini".En effet, lundi matin en arrivant au garage je découvre la saleuse démontée, la lame étrave prête à être rangée. Que fais-tu Gérard? Il me répond avec assurance:"Je range tout, l'hiver est fini".
Comme ils étaient nombreux hier soir pour venir tirer au sort les lots de bois d'affouage que venait de marteler Michel de l'O.N.F. dans la belle hêtraie-sapinière de Belonce.Comme ils étaient impatients d'aller en forêt pour abattre, tronçonner, débiter, empiler!N'est-ce pas un signe messieurs Alexis, Baptiste, Joseph, aussi pressés les uns que les autres.Sans le vouloir vous l'avez annoncé: Oui! l'hiver est bien fini.
Je sais aussi que vous observez mon jardin. Peut-être avez-vous un petit sourire en coin. Je dors tranquille, je reste patient car:" rien ne sert de courir il faut semer à point!"
Oyez, Oyez, mesieurs:
En Avril ne te découvre pas d'un fil! En Mai fais ce qu'il te plaît!
Malgré tout je vous souhaite de belles bûches dans l'âtre illuminé lors du prochain hiver. A bientôt! René ROSE.

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Les prémices du Printemps!
Les prémices du Printemps!

Je crois, que ce week-end nous vivons les derniers soubresauts de l'hiver.Ces giboulées de pluie et de neige nous annoncent la venue du printemps.La météo nous prédit une belle semaine. Des pâquerettes et des violettes chassent les derniers flocons fondants pour la beauté des prairies. La nature se réveille, Franck attend avec impatience la sortie des marmottes de l'espace après leur longue hibernation.Les trois oursons de Ségolène n'arrêtent pas de jouer dans leur enclos grimpant jusqu'à la cime du grand frêne.
La nouvelle heure va nous permettre de rester plus tard au jardin pour les premiers travaux du printemps alors que Baptiste taquinera la truite fario au pont de Cebers ou sur les berges enneigées du gave de Belonce.
Au fait? ne trouvez-vous pas le silence des pêcheurs de Borce un peu inquiétant pour nos futures dégustations?
Comme nous allons apprécier les grillades sur la terrasse ou sur la pelouse, après ce très long hiver!Les côtelettes de GIL de Canfranc seront succulentes entourées de quatre pimientos.
Il est permis de rêver n'est-ce pas!
Les beautés de notre vallée sont bien une réalité; sachons les apprécier et les partager dans la joie et la bonne humeur. C'est mon voeu personnel pour cette nouvelle semaine.R.ROSE.

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La vie à BORCE à la sortie de l'hiver...
La vie à BORCE à la sortie de l'hiver...

Depuis huit jours un temps printanier s'est installé sur la haute vallée d'Aspe. Réchauffement du sol, rayons de soleil plus forts, nuits moins froides, provoquent un recul important de la dernière neige tombée le 5 mars. Notre Agent Gérard est heureux d'avoir enfin réouvert la route communale d'Aubise après quatre jours de dégagement à la pelle-rétro. Marion peut enfin accéder à son saloir. Vincent, Christian, Henri, peuvent séjourner à leur résidence du Béziat.
Avec le recul du manteau neigeux voici venu le temps de l'écobuage; c'est à dire le nettoyage des landes, des fougeraies, par brûlage contôlé et organisé par la commission locale reconnue: Commune, Eleveurs,Office National des forêts, Parc National et Lycée Agricole de SOEIX. Tous les jours la montagne va s'embraser, des lames de feu descendront lentement des pentes dominant les villages et les hameaux, signe d'un retour de l'activité pastorale, prémice du réveil de la nature, espoir d'une belle herbe printanière pour l'éleveur.
Les troupeaux d'ovins vont sortir après un long séjour dans leur bergerie, les sonailles des bovins vont de nouveau égayer les prairies jouxtant l'étable; les travaux extérieurs reprennent; les oiseaux ont retrouvé leur voix; les rapaces tournoient dans l'air qui se réchauffe et les porte; le labrit, le patou, le border-collet ont envie de jouer; c'est le printemps et aujourd'hui la vie revient dans les hameaux d'Ayrire, d'Aubise et des Bérat...
oui! pour notre plaisir! c'est bien la sortie de l'hiver! A bientôt...

René ROSE

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Enfin des nouvelles fraîches de BORCE
Enfin des nouvelles fraîches de BORCE

Une quinzaine très chargée avec un conseil municipal le 1er Mars et une nouvelle session extraordinaire le vendredi 6 mars.Cela explique mon silence mais me permet de vous annoncer que le 1er P.L.U.(Plan Local d'Urbanisme) de la Vallée d'Aspe a été voté à l'unanimité pour la commune de BORCE.
De plus, les trois comptes administratifs 2008 ont été adoptés par le conseil sous la présidence du 1er Maire-Adjoint.Puis les taux des quatre taxes ont été votés sans augmentation pour 2009 et, une bonne nouvelle pour les locataires; les loyers 2009, au vu de la crise économique, sont gelés au tarif en cours.
La prochaine séance sera consacrée au vote des trois budgets prévisionnels 2009 et aux prévisions pastorales pour la campagne prochaine.
J'ajoute aussi aux multiples occupations le problème récent d'un nouveau risque d'avalanches avec des réunions indispensables de la cellule de crise permettant de se concerter, prendre les décisions vis à vis des usagers de la RN 134 et vis à vis des activités économiques de la haute Vallée.
L'accès au col du Somport est fermé pour le week-end mais tout rentrera dans l'ordre lundi matin.On peut atteindre la station du Somport en faisant le tour par le tunnel routier.
A BORCE, malgré le travail énorme de Gérard,il reste deux avalanches au Béziat d'Aubise et l'accès à l'usine d'estaëns en voiture est encore impossible.
Les chasseurs ont terminé leur saison de chasse avec un tableau impressionnant de sangliers abattus en réponse aux importants dégâts causés aux prairies des éleveurs.
J'ai été en mesure de leur annoncer une bonne nouvelle:ils continueront à utiliser le préfabriqué des PEP pour leurs rencontres conviviales jusqu'en 2012. Merci à monsieur CLAVIERE et merci à monsieur le Président des PEP.
J'arrête pour cette semaine en souhaitant un prompt rétablissement à notre ami Pierre, berger de la Caillabère, car il se doit d'y séjourner avec Annie son épouse et son troupeau dès le mois de juillet.Comme à l'accoutumée je viendrai pour déguster le bol de lait tiré du matin.Hum...!
A bientôt et bon jardinage printanier.R.ROSE
Pas d'avalanche. Le col va être de nouveau accessible.
Attention info de dernière heure. La grosse avalanche du coït-arrouy au col du Somport est tombée hier matin à 9 heures. La route du col est donc fermée depuis les Forges.

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Quelles nouvelles de BORCE
Quelles nouvelles de BORCE

L'état des routes après les dernières et fortes chutes de neige:
A ce jour il est possible d'accéder à toutes les habitations permanentes.Cependant on recense sept résidences secondaires qui ne sont pas accessibles en voiture. Il s'agit du quartier BEZIAT à Aubise car, après la maison de Marcel AMONT, de grosses avalanches, très difficiles à enlever,empêchent tout accès.N'ayant pas les moyens matériels pour les enlever sans un transport éloigné de la neige, nous attendons l'action des rayons du soleil et du radoucissement printanier. Enfin, une épaisse couche de neige et l'importante avalanche du Thézy ferment la route menant des Forges d'Abel à l'usine EDF d'Estaëns.

Au village:
Les travaux de rénovation des espaces publics se poursuivent. Le beau temps actuel nous permet de travailler sur l'ensemble de la rue principale depuis l'entrée sud. Ainsi nous pourrons réaliser assez rapidement un tapis provisoire de roulement durant les travaux d'aménagement des abreuvoirs et de leurs espaces.

Rappel:
Réunion de chantier le jeudi à partir de 15h30. Nous sommes toujours à votre écoute.

Conseil municipal:
Il se réunit dimanche 1er mars en session ordinaire.
Un ordre du jour chargé qui sera marqué par l'approbation du P.L.U. par l'assemblée, le 1er P.L.U. de la Vallée d'Aspe, suivi prochainement par celui d'Aydius.
Nous vous rendrons compte des décisions dès la semaine prochaine.

Bonne fin de vacances aux petits et grands écoliers.
Cordialement à vous toutes et tous, R. ROSE.

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Météo Haute Aspe --°
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